Je suis né en 1960.

A 18 ans, passionné de bande dessinée, je quitte le lycée et renonce au bac, pensant naïvement pouvoir me lancer dans le métier de dessinateur de BD. C'est la grande époque de Gotlib, Gillon, Franquin, Mœbius, Buzzelli, Goossens, Florenci Clavé, Poïvet, Druillet, Sergio Toppi, Hans Kresse... la BD est un vrai art, et duquel on peut vivre ! Elle n'est pas encore devenue ce qu'elle est aujourd'hui, un produit commercial fabriqué par des travailleurs précaires. Le travail des dessinateurs n'est pas encore méprisé au profit de celui des scénaristes. La BD est lue par des amateurs éclairés qui regardent les dessins, en apprécient la qualité artistique et font au premier coup d'œil la différence entre un bon et un mauvais dessin. Le succès commercial des dessinateurs qui vendent le plus, Hergé et Uderzo, ne les empêche pas de faire de chacune de leurs planches un chef-d'œuvre dont la qualité ne sera plus jamais égalée dans les BD à succès.

Mais mon talent de dessinateur n'est pas à la hauteur et les histoires que je souhaite raconter ne sont pas encore abouties. Évidemment aucun éditeur de s'intéresse à mon travail. Je publie quelques planches dans un fanzine, puis dans journal qui ne me paie pas et fait faillite. J'exécute alors quelques schémas scientifiques ou pédagogiques dans la presse et l'édition scolaire, mais je suis tellement loin de mon rêve qu'il faut trouver autre chose.

        Quelques planches inachevées réalisées à l'époque

Quelques dessins et croquis réalisés à l'époque

C'est en 1981 que je mange de la viande et du poisson pour la dernière fois. Le végétarisme n'est pas encore répandu à cette époque et j'ignore encore l'existence des végétaliens et des véganes.

De 1983 à 1985, j'effectue mon service national en tant qu'objecteur de conscience au Service de restauration des terrains en montagne à l'ONF de Chambéry.

En 1985, j'entre à l'Ecole Nationale des Sciences Géographiques pour devenir deux ans plus tard dessinateur cartographe à l'IGN.

1993 et ma rencontre avec le milieu écologiste et libertaire lyonnais marquent un tournant important dans ma vie. Je me lance à corps perdu dans le militantisme avec le Regroupement pour une ville sans voitures et le mouvement antispéciste, puis plus tard avec l'Association végétarienne de France, l'association Survie et l'association ReOpen911.

2002 marque un nouveau tournant important lorsque je découvre les premiers travaux des chercheurs de vérité sur les attentats du 11 septembre. Je réalise alors que militer c'est parfois tenter de faire émerger une vérité tellement dérangeante qu'elle bouleverse la conception du monde de nos interlocuteurs. Chacun de nous met des décennies à forger sa représentation du monde. Venir bouleverser quelqu'un en lui apportant la preuve que la sienne est erronée c'est lui infliger une agression souvent intolérable. À ma grande surprise, moi qui suis habitué, dans le milieu militant, à être écouté lorsque j'expose des faits vérifiables, dans le cas du 11 septembre c'est différent. La dissonance cognitive impliquée est telle, même chez les écologistes et les libertaires, que tout est rejeté en bloc. À cette époque je n'ai pas encore compris la violence du choc cognitif que cela implique, et l'impossibilité de débattre m'éloigne de ce milieu qui m'avait tant apporté.

Modifier sa représentation du monde prend plusieurs années et la graine semée par un militant peut ne germer que longtemps après, ou jamais. Mais la plupart du temps le militant n'en saura rien. Depuis, il me semble plus profitable d'exprimer mes idées non au sein de groupes militants, toujours gagnés à une idéologie, mais dans des écrits que j'abandonne comme des bouteilles à la mer et qui ne touchent que les personnes disposées à les recevoir. Ce qui me permet également d'aborder d'autres sujets qui me tiennent à cœur, comme l'ufologie ou la spiritualité.

A l'époque où je rêvais de devenir dessinateur de BD je travaillais aussi ma voix, qui était belle à l'époque même si je ne chantais pas très bien. 20 ans plus tard, en 2003 et 2005, je réalise pour le plaisir, seul et a capella, quelques enregistrements de ma voix avant qu'elle ne soit trop abîmée :

La chanson des étangs

Tessa

Les passantes

Il existe par ailleurs un chanteur du nom de Philippe Laporte ayant enregistré un 45 tours, mais ce n'est pas moi et je n'ai jamais entendu sa voix. 

En 2004 je publie "Psychologie du crime de l'exploitation animale".

En 2012 je publie "L'érotisme ou le mensonge de Freud".

En 2016 je participe au film de Cécile Couraud "Tabou en transit".

En 2019 je publie "L'exploitation animale psychologie d'un crime", une édition complètement remaniée de "Psychologie du crime de l'exploitation animale".

 

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